Certaines personnes, dans certains contextes, vont mentir à des sondages: cela peut être pour d'excellentes raisons, comme par exemple lorsqu'elles pensent qu'un tiers pourrait utiliser leur réponse contre eux (même lorsque, comme pour le recensement fédéral suisse par échantillonnage, on leur promet le contraire). Le public peut, globalement faire plus ou moins confiance aux autorités ou aux sondeurs: on peut supposer que dans les conditions actuelles, la confiance est plus basse que d'habitude (même si elle reste élevée en Suisse: https://dievolkswirtschaft.ch/fr/2024/11/confiance-dans-les-institutions-la-suisse-en-tete-de-classement/). Dans des cas spécifiques, comme des sondages visant à éclaircir des politiques publiques (p.ex. légalisation ou non d'une drogue), les sondés vont mentir. On ne parle pas ici de biais systématiques, qui sont régulièrement corrigés en fonction de l'historique des réponses et des résultats réels des élections ou via l'usage de questions de contrôle. Une technique assez marrante consiste à expliquer clairement aux sondés qu'ils ne risquent rien car le sondeur ne sait pas s'ils disent la vérité: ils ont l'obligation de répondre OUI si un dé qu'ils vont lancer en privé a une certaine valeur, sinon ils ont l'obligation de répondre la vérité: il ne peut y avoir de jugement de valeur ni de représailles d'une entreprise ou d'une autorité, et il est possible d'extraire la vérité moyenne en tenant compte des probabilités. https://en.wikipedia.org/wiki/Randomized_response
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